Travail en Thaïlande : V.I.E. Un tremplin en or pour les jeunes ambitieux

UbifranceThailandeV.I.E. : Le Volontariat International en Entreprise

Le Volontariat International en Entreprise a été créé le 14 Mars 2000, en remplacement du service national en coopération, afin de permettre aux jeunes diplômés de 18 à 28 ans, quelque soit le diplôme (ingénieur, diplômé d’un LMD, BTS, IUT, BAC…) d’avoir une première expérience à l’international et ainsi booster leur CV.

Ce Volontariat International peut s’effectuer soit en Entreprise (V.I.E.) soit dans une Administration (V.I.A.).

ChiffresVIE

Le « Volontaire » se verra confier une mission à un niveau de responsabilité élevé qui ne lui serait jamais attribuée lors d’un premier emploi dans son pays d’origine. Il est à noter, comme le signale Laurent Diné Chef du Service Engagements VIE et Méthodes à Ubifrance*, « c’est le moyen de les aider à booster leur CV. 70 % des jeunes se voient proposer un poste en France ou à l’étranger à l’issue de leur VIE ».

Ubifrance

*UBIFRANCE : Agence pour le Développement International des Entreprises.

Volontariat ne veut pas dire bénévolat

Il faut de suite préciser que ce « Volontariat » n’est pas du « Bénévolat », terme qui est généralement synonyme pour les jeunes générations de « stages », « emplois précaires » voir « emplois sous-payés ».

Ce « Volontaire » touche une indemnité fixe complétée par une indemnité géographique. Pour 2013, cette indemnité fixe est de 715,38€ quelque soit le pays, et l’indemnité géographique s’élève à 1513,56€ pour la Thaïlande, soit un revenu mensuel de 2228,94€ (voir tableau des indemnités VIE par pays). Ce montant est le même quelque soit l’âge et le niveau scolaire du « Volontaire ».

BaremeIndemnites

Point non-négligeable à prendre en compte pour ces « jeunes expatriés », Ubifrance met en place la protection sociale du VIE (Maladies, accidents…) aux frais de l’entreprise d’accueil. Celle-ci devra aussi obligatoirement fournir au « Volontaire » un billet d’avion A/R à destination de Bangkok (ou autre pays d’accueil).

Le « Volontaire » aura droit à 2,5 jours de congé par mois. Ceux-ci devront être pris avec l’accord du responsable de l’entreprise.

Autre point auquel un jeune volontaire ne prêtera pas attention en début de carrière, mais appréciera à la fin de celle-ci, la période passée en temps que V.I.E. est prise en considération comme étant une période d’assurance pour l’ouverture et le calcul des droits à la retraite !

Attention : A son retour de mission, le V.I.E. ne pourra pas prétendre au chômage puisqu’il aura perçu des indemnités (et non pas un salaire). A tout inconvénient son avantage, puisqu’il s’agit d’indemnités, celles-ci ne sont pas imposables !!! 😉

Part négociable : Le volontaire est libre de pouvoir négocier directement avec l’entreprise la prise en charge du logement sur place, des billets d’avion supplémentaires pour les vacances… Mais en aucun cas il ne pourra négocier une indemnité variable liée aux résultats !

Durée :

La mission du V.I.E. sera d’une durée comprise entre 6 mois et 24 mois. Ces deux ans passés à l’étranger constituent une excellente expérience professionnelle à inscrire sur le CV du jeune volontaire. Toutefois les statuts du V.I.E. permettent au contrat de mission, avec l’accord réciproque de l’entreprise et du volontaire, d’être renouvelé une fois dans la limite des 24 mois.

Certaines missions demandent au préalable une préparation/formation. Celle-ci peut être effectuée en France mais ne doit pas excéder 165 jours, soit environ 5 mois.

Uniquement les Français ?

Pas du tout, le dispositif est accessible à tous les jeunes ressortissants des états membres de l’Espace Economique Européen étendu à l’Islande, le Liechtenstein et la Norvège. Les Volontaires doivent d’abord être en règle avec les obligations du Service National de leurs pays respectifs.

Statut :

Le Volontaire n’a aucun lien contractuel avec l’entreprise d’accueil. Le V.I.E. est placé sous l’autorité du Ministère de l’Economie, des Finances et du Commerce Extérieur. L’agence UBIFRANCE est l’interface entre le Ministère, le Volontaire et l’Entreprise d’accueil.

Le Volontaire signe un contrat avec UBIFRANCE, pas avec l’Entreprise d’accueil !

Les démarches de l’entreprise :

L’entreprise doit rentrer en contact avec UBIFRANCE afin d’obtenir un agrément. Celui-ci est obtenu après vérification que l’entreprise soit bien de droit français, soit financièrement suffisamment stable et possède une structure d’accueil pour le V.I.E. .

La notion de structure d’accueil est large et englobe aussi bien des partenaires locaux que des bureaux de représentations et bien entendu les filiales et succursales de l’entreprise.

Les démarches du V.I.E. :

  • Il vous faudra tout d’abord, pour les Français, avoir participé à la journée d’appel à la Défense.
  • En suite vous pourrez créer votre profil sur l’interface Civiweb, en fournissant vos coordonnées, votre CV et télécharger (UpLoader) votre attestation de participation à la journée d’appel à la Défense.CiviWeb
  • Trouver une entreprise : J’ai bien précisé dès le début qu’il s’agissait d’un tremplin pour jeunes ambitieux… Le parcours sera long et semé d’embuches, n’attendez pas d’être diplômé pour commencer à rechercher une entreprise. Deux possibilités s’offrent à vous :
    • Sitôt inscrit sur Civiweb, vous aurez accès aux offres de missions, vous pourrez consulter les profils recherchés et accéderez aux coordonnées du responsable du recrutement pour l’entreprise concernée.
    • Rechercher directement une entreprise : Celles qui sont inscrites à UBIFRANCE connaissent déjà tout l’intérêt du dispositif et renouvellent régulièrement les propositions de mission. Par contre de nombreuses entreprises françaises implantées en Thaïlande ou plus généralement à l’étranger, ne connaissent pas le principe du volontariat ou sont réticentes à affronter les démarches y afférents. Vous devrez donc non seulement vous vendre mais aussi motiver le recruteur potentiel de l’intérêt du dispositif du volontariat… Je vous ai prévenu, c’est réservé aux ambitieux !

Vous trouverez un annuaire de plus de 240 entreprises (françaises ou en relation commerciale avec la France) dans le Guide « Le marché de l’emploi en Thaïlande ».

 

Derniers conseils :

Pitié, lors de la rédaction de vos motivations, évitez les sempiternels « je suis motivé parce que… »

  • J’aime la Thaïlande,
  • J’ai déjà un/une petit(e) ami(e) en Thaïlande et j’y suis venu de nombreuses fois,
  • Je baragouine 4 mots de Thaï…

J’en passe et des meilleures… !

Pensez aussi que ce n’est pas vous qui êtes là pour apportez une plus value à la Thaïlande, c’est le rôle de l’entreprise !

VOUS êtes là pour apporter une plus value à l’entreprise. Pensez qu’une mission est la rencontre entre une personnalité et une entreprise. Cette dernière recherche, ou se laissera séduire par, une personne dont le charisme, la détermination et la persévérance pourra venir à bout de la mission qui lui sera confiée. On parle bien d’une Mission et non pas d’un emploi, un travail…

 

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2 Responses to Travail en Thaïlande : V.I.E. Un tremplin en or pour les jeunes ambitieux

  1. Nico (3 comments) says:

    Merci pour ces articles toujours précis et intéressants. Je suis à la recherche d’un VIE en Thaïlande depuis plus de 3 mois… et effectivement ce n’est pas évident ! même quand on a un profil a priori valorisable (ingénieur des Mines, avec déjà une expérience de 4 ans). Je m’ouvre donc aussi à la possibilité d’un contrat d’expatrié directement, mais dans ce cas, difficile aussi quand on le fait à partir de la France les entreprises préférant des gens déjà basés sur place… Affaire à suivre, il me reste encore 2 ans pour prétendre à un VIE ! Mais ça vaut le coup d’être patient, à mon avis.

  2. Bonsoir Nico,

     » les entreprises préférant des gens déjà basés sur place… » Vrai et faux à la fois :
    Vrai dans le cas où le candidat travaille déjà dans une entreprise en Thaïlande, car il possède déjà le Work-Permit et il est très facile de téléphoner (en thaï) à son patron ou Directeur des Ressources Humaines pour savoir ce qu’il vaut…
    Faux dans le cas du candidat présent en Thaïlande mais qui ne travaille pas (visa touriste, étudiant…) car les entreprises considèrent que le candidat cherche plus à rester dans le Royaume qu’à vouloir venir travailler pour la société où il postule…
    Donc dans ton cas tu as plus de chances en postulant depuis la France qu’en étant sur place. D’autres part, n »hésites pas à téléphoner directement aux Directeurs des Ressources Humaines que tu contactes, sous prétexte de savoir s’ils ont bien reçu ta candidature, cela permet de montrer ta persévérance voir de commencer un entretien téléphonique préliminaire ce qui leur permettra en même temps de tester ton niveau d’anglais!!!
    Je l’ai bien dit : « Réservé aux ambitieux!!! » 😉

    Chock Dee Khrap!

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