Les déesses du Bouddhisme : Le pouvoir de l’intelligence

L’apparition du Bouddhisme Theravada (petit véhicule) après la mort du Roi khmer Jaramayan VII en 1214, entraîna un affaiblissement du Bouddhisme Mahayana (grand véhicule) en Thaïlande.

La représentation de divinités féminines venait d’une branche du Bouddhisme Mahaya, le Tantrayana, ou Vajrayana. Une des spécificités du Tantrayana était d’utiliser des incantations et de perpétuer la croyance, comme c’est le cas dans l’hindouisme, que les dieux, les déesses, les bouddhas et les bodhisattvas pouvaient apparaître sous différents caractères : féroce, en colère ou bienveillant. Dans cette religion on peut faire des offrandes aux différents bodhisattvas.

La focalisation sur une image de ces bodhisattvas, ou déesses, pouvait faciliter la méditation et la prière.

Quatre figures divines sont vénérées dans le Bouddhisme Mahayana : Prajnaparamita, Yogini, Chunda et Tara.

PRAJNAPARAMITA

Prajnaparamita est une bodhisattradevi, bodhisattva femme (un bodhisattva est celui qui est destiné à devenir un bouddha, ayant atteint le nirvana mais qui a différé son entrée ayant fait vœu de sauver tous les êtres).

Prajnaparamita

Prajnaparamita

Prajnaparamita

Prajnaparamita

Prajnaparamita

Prajnaparamita

Cette déesse est la divinisation de la Prajnâpâramitâ-sûtra, texte que la légende attribue au Bouddha lui-même qui l’aurait confié aux Nâga en attendant que les temps soient mûrs pour qu’il soit révélé aux fidèles, et qui fut «restitué» par Nâgârjuna. Cette divinité représente donc le Verbe divin incarné.

C’est une déesse qui dispense la connaissance, elle est particulièrement vénérée par ceux qui veulent acquérir la connaissance des enseignements du Bouddha. Elle est représentée habituellement avec une seule tête et deux bras, une main portant un lotus, l’autre un sutra (leçon de vie et de morale).

Prajnaparamita

Prajnaparamita

Elle est parfois représentée avec 11 têtes et 22 bras et est alors considérée comme la mère des tous les Bouddhas.

En recevant ses bénédictions, nous pouvons faire grandir notre sagesse et surmonter nos démons intérieurs, les perturbations mentales. La sagesse est un état d’esprit vertueux qui dissipe l’obscurité de l’ignorance.

Vidéo :

YOGINI

Yogini est le féminin de Yogi, un maître dans la pratique du yoga.

Yogini

Yogini

Yogini

Yogini

Yogini

Yogini

Dans le bouddhisme Tantrayana elle peut être la shakti du Yogi (l’énergie féminine active) ou une déesse suivant Havajra (le dieu qui peut stopper les mauvais esprits et les fantômes qui nuisent aux humains).

Elle porte toujours ces cinq signes distinctifs : sa coiffure, des boucles d’oreilles, un collier, un bracelet et une ceinture. Elle a un troisième œil.

Yogini est représentée très souvent dansant en équilibre sur les orteils gauches le genou fléchi, la jambe droite est repliée comme en position assise parallèlement su sol.

Yogini

Yogini

Le terme Yogini est devenu un argument commercial pour les centres de pratique du yoga.

 

TARA

Tara est une bodhisattvadevi. Elle est la gardienne des ceux qui pratiquent la religion, elle les protège dans leur vie quotidienne.

Tara

Tara

Tara

Tara

Tara

Tara

Ses représentations sont très variées, une ou plusieurs têtes, deux ou plusieurs bras, de même pour la couleur de sa peau (blanche, verte, rouge, …), chaque couleur reflétant un état d’esprit. Les plus vénérées sont celles dont la peau est blanche, elle est alors la déesse du jour et l’épouse d’Avalokitesvara, la déesse de la nuit et la shakti d’Avalokitesvara.

Tara

Tara

Tara

Tara

Elle est dans la mudra Varada, la position ou la main droite est tendue les doigts pointant le sol, la main gauche peut porter un lotus, position signifiant la bénédiction.

Elle est citée par l’actuel Dalai Lama comme une représentation du courant féministe dans le bouddhisme puisqu’elle a juré dans ses vies de renaître en tant que femme et que dans sa dernière vie, ayant atteint l’état de Bouddha, elle resterait femme.

 

CUNDA

Cunda, est un bodhisattva considéré tantôt comme une forme féminine d’Avalokitésvara, tantôt comme une émanation de Vajrasattva, dont elle porte parfois la représentation sur sa couronne. Elle aurait donné naissance à 700 000 bouddhas, ce qui explique sa désignation de «mère des bouddhas».

Cunda

Cunda

Cunda

Cunda

Cunda

Cunda

Dotée d’un seul visage mais de nombreux bras elle est soit blanche comme la lune, soit verte. Elle voyage sur le dos d’un homme prosterné. C’est un bodhisattva à la fois bienveillant et effrayant qui possède des armes : un éclair, une épée, un arc, une flèche, une hache et un trident.
Toutefois deux de ses mains font le signe de l’enseignement et de la charité. Si elle porte assistance aux bons elle est terrifiante pour les méchants.

Elle a une très grande statue dans le Wat Plai Laem sur l’île de Samui.

Cunda

Cunda

Ces divinités ne sont visibles en Thaïlande que dans les temples pratiquant le bouddhisme Mahayana, c’est-à-dire dans les temples d’origine chinoise.

La série à lire :

Femmes adorées en Thaïlande

Les déesses du Brahmanisme et de l’Hindouisme : Le suprême pouvoir des femmes

Les déesses du Boudhisme : Le pouvoir de l’intelligence

Les déesses animistes : Le pouvoir de la nature

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Posted by at 22 juillet 2015
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